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Rustine #9 : les mains dans le cambouis

Temps de lecture : 6 minutes
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Mamie à vélo, cambouis et gravel

Y a-t-il un âge limite pour faire du vélo ? Ou bien encore : Y a-t-il un âge limite pour se mettre au vélo ? Apparemment, il n’y a pas de réponse universelle : c’est ce qu’on a appris en découvrant le parcours de Betty Birrell qui s’est lancée dans la pratique du VTT à 45 ans et ne s’est toujours pas arrêtée du haut de ses 73 printemps ! On la place à 10 sur l’échelle de l’inspiration.

Aparté close, cette semaine on vous parle des vitesses de votre vélo. On a toutes et tous connu cette fin de trajet compliquée, mains et ongles noirs de cambouis, la faute à l’absence de mouchoirs pour replacer la chaîne sur le pignon. Après nous avoir lu, à défaut d’avoir les mains propres, vous comprendrez le pourquoi du comment, et surtout comment éviter de dérailler.

On terminera sur une note plus poétique avec le récit du vélo voyage de Jean-Baptiste, qui est revenu au bureau après quelques jours à traverser les parcs naturels du Sud-Est en gravel.

Bonne lecture,
Pauline de l’équipe Cyclofix


Qui dit transmission dit mains un peu sales. Mais c’est à ça que l’on reconnaît le travail bien fait, non ?

Pose cette rustine Michel !

On l’a déjà vu dans Rustine, les vitesses font partie de la transmission de votre vélo. La transmission, c’est tout ce qui va permettre à vos jambes de transmettre l’énergie à votre roue arrière pour faire avancer votre vélo. Lorsque vous actionnez les manettes de vitesses sur votre guidon, plusieurs choses se passent au niveau de la transmission. C’est la magie de la mécanique vélo.

#1 À quoi servent les vitesses ?

En ressenti, changer de vitesse vous permet d’ajuster votre allure ou d’adoucir vos coups de pédales en côte. Côté mécanique, lorsque vous changez de vitesse vous déplacez le dérailleur de votre vélo qui va, selon le levier actionné, guider votre chaîne pour qu’elle puisse changer de plateau ou de pignon. Les pignons d’un vélo se trouvent à l’arrière, ce sont les petites roues dentées. Les plateaux sont fixés au pédalier, ce sont les grandes roues crantées.

#2 Tous les vélos ont-ils des vitesses ?

Non, tous les vélos n’ont pas de vitesses. On parle alors des vélos single-speed (monovitesse) ou pignon fixe (fixed gear, sans roue libre). Ils sont privilégiés en ville où le dénivelé est plus faible. Qui dit absence de vitesses, dit système de transmission allégé : les single-speed demandent donc moins d’entretien que les vélos classiques et ils sont moins chers. Et surtout, ils sont moins fragiles lorsque attachés sur les arceaux publics. À bon entendeur.

#3 Pourquoi déraille-t-on ?

Dérailler, c’est lorsque les maillons de votre chaîne ne sont plus alignés aux dents de vos plateaux ou pignons. Ça peut arriver après une chute, à cause d’un mauvais réglage ou un manque d’entretien.

#4 Comment ne pas dérailler ?

Faites vérifier votre vélo tous les 6 mois par un pro qui s’assurera que votre transmission est bien réglée. Si vous voulez vous lancer seul.e dans les manips, il y a des tutos en ligne qui permettent d’apprendre. Pensez également à nettoyer et lubrifier votre chaîne tous les mois : si elle est sale ou usée, les vitesses passeront mal. Soit elles ne changeront pas au bon moment, soit vous sentirez que votre chaîne saute. Un vieux t-shirt, du dégraissant et du lubrifiant et hop, une transmission bien entretenue. Aussi : quand les vitesses passent mal suite à un choc c’est là qu’il faut faire très attention sur la “plus grande” ou la “plus petite” des vitesses car le vélo pourrait dérailler, voire le dérailleur être arraché en tapant dans les rayons. D’où l’intérêt de s’assurer régulièrement que tout est bien réglé.

#5 Que faire quand mon vélo déraille ?

Il suffit de replacer la chaîne sur le pignon ou le plateau le plus proche. Ne touchez pas vos manettes de vitesse avant de replacer votre chaîne. Et surtout arrêtez de pédaler dès que la chaîne commence à dérailler car c’est le meilleur moyen de la coincer dans la roue. Vous aurez toujours plus de force pour bloquer une chaîne avec les pieds que pour la débloquer avec vos petits doigts dans les pignons. 🥲


Coucou c’est nous 👋

Jean-Baptiste fait partie de l’équipe Support chez Cyclofix. Afficionado du vélo sous toutes ses formes (et des poses de touriste sur ses photos ⬆️), il vous fait découvrir cette semaine son dernier vélo voyage entre Marseille et Lyon

#1 C’est quoi ton rôle chez Cyclofix ?

Ma mission est d’accompagner et d’améliorer l’expérience Cyclofix pour tous les utilisateurs au quotidien, pour le client final comme pour le réparateur. Le support est l’équipe qui veille en permanence sur le bon déroulé des interventions et apporte une assistance dans les moments d’urgence (imprévu pour un client, accident d’un réparateur, litige). Je réponds donc aux sollicitations et aux urgences qui peuvent survenir et j’effectue également une veille des différents outils en place pour l’équipe Support pour optimiser les temps de réponse afin de se consacrer sur l’essentiel : l’accompagnement des clients.

#2 On t’a pas vu d’une semaine et soudain, t’es revenu avec un beau bronzage spécial vélo. Tu nous racontes ?

Avec 2 amis, je suis parti faire une semaine de voyage à vélo en mode bikepacking. On voyage léger avec uniquement le strict nécessaire pour se déplacer rapidement grâce à des sacoches accrochées directement sur le vélo. Le bikepacking a même sa propre page wikipédia.

Départ de Marseille avec un tracé gravel, mix de chemins et de routes, déterminé grossièrement la veille, on avait comme objectif de rejoindre Lyon en effectuant quelques détours (Spoiler : on s’est arrêté un peu plus bas sur le Rhône pour finir en TER). On voulait traverser plusieurs massifs emblématiques du sud : les Calanques, la Sainte-Baume, le Verdon, le Lubéron, les Alpilles, et en remontant, les Monts d’Ardèche et le Pilat.

On a effectué des étapes aux alentours de 120km par jour ce qui permet de changer quotidiennement de paysages et d’environnement. Sur ce type de voyage, on vit le plus simplement possible et on profite finalement d’une grande balade à vélo. On se préoccupe juste des besoins essentiels : boire, manger et dormir. Chaque journée est rythmée par les difficultés rencontrées, les paysages traversées et les curiosités locales sur la trace. On se ravitaille dans les petits villages, en boulangerie, en supérette et parfois dans des bistros. Lorsque la journée touche à sa fin, on se met à chercher un endroit pour bivouaquer en prenant nos précautions de laisser aucune trace de notre passage.

On doit toujours s’adapter et composer avec l’imprévu dans un voyage à vélo, c’est ce qui rend chaque voyage unique et rempli de souvenirs. On est parti dans le sud pour avoir du beau temps. On a commencé les deux premiers jours avec de la pluie et des orages alors qu’il faisait un soleil radieux à Paris.


Du nouveau sur notre blog 📖

Le voyage à vélo de Jean-Baptiste vous a inspiré ? C’est sans surprise et vous n’êtes pas les seul⸱es !

Pour vous aider à vous lancer, on a listé les 7 étapes pour préparer au mieux votre propre voyage à vélo. RDV sur le blog pour en savoir plus.


Merci d’avoir lu cette édition de Rustine. On vous donne rendez-vous dans 2 semaines pour la prochaine édition! 💌

À très vite,
Pauline et toute l’équipe Cyclofix

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