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Rustine #18 : Remède anti-crise

Temps de lecture : 5 minutes
Rustine édition 12
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Mon petit vélo ne connaît pas la crise

3h pour faire le plein, à 2€ le litre : un énième épisode de crise sur les sujets d’énergie et de mobilité, qui nous rappelle une fois encore la fragilité du modèle.

Si le vélo n’est pas la panacée à tous les maux de ce monde, il est, à son échelle, un sérieux remède anti-crise. C’est d’ailleurs un marqueur de son développement : à chaque crise (énergétique, sanitaire, écologique, économique…), le vélo se révèle encore un peu plus.

Le succès du vélo aux Pays Bas en est un excellent exemple : vous pensiez que les rues d’Amsterdam se sont remplies de cyclistes simplement parce que “c’est comme ça” ? Que nenni. Le vélo s’y est développé à vitesse grand V (notamment) pour répondre aux crises :

  • Pendant la Première Guerre mondiale, les Pays-Bas sont privés d’essence suite au blocus de l’Allemagne par la Royal Navy britannique : on développe les pistes cyclables, l’industrie se renforce et le fameux “vélo hollandais” voit le jour
  • Avance rapide en 1973. Paf le choc pétrolier. Les Pays Bas sont alliés d’Israël, l’OPEP leur impose un embargo total sur le pétrole. Trouver une alternative à la voiture devient essentiel : les “Dimanches sans voitures” font leur apparition tout comme les zones limitées à 30km/h en ville. Les infrastructures cyclables continuent d’être favorisées : la première “piste rouge”, qui donne la priorité aux cyclistes, voit le jour…

On retrouve d’ailleurs la même histoire à Copenhague, maintenant devenue la “capitale cyclable” du monde.

En France, les chocs pétroliers mettent un peu de lumière sur les biclous mais les décisions sont moins stratégiques et font office de pansement en comparaison à nos amis nordiques. La grève générale de 1995 bouge les lignes, au moins pour les Franciliens. La part modale du vélo (la proportion de personnes utilisant le vélo, par rapport à l’ensemble des personnes se déplaçant) passe de 0,9% en 1995 à 3% en 1996 à Paris, les pistes cyclables se multiplient et le premier plan vélo est annoncé.

Et comment ne pas parler des trois dernières années : la grève des transports de 2019, le COVID évidemment, la crise énergétique et écologique enfin. Le vélo a été et demeure une réponse à chacune d’entre elles. A Paris par exemple, la part modale du vélo est aujourd’hui de 5,6%. A l’horizon 2030, l’ADEME estime qu’elle sera entre 20% et 28%.

Sans vouloir déprimer tout le monde – vous n’êtes pas venus ici pour souffrir ok – il semble que nous allions encore au devant de quelques crises pas tout à fait mineures. Pour se consoler, il faudra compter les biclous dans les rues.

Bonne lecture,

Clément, pour l’équipe Cyclofix


Vous savez ce que ça fait 1 million Larmina ?

62%

62% des trajets en voiture font moins de 10 kilomètres, d’après l’enquête de l’INSEE “Mobilité des personnes réalisée entre 2018 et 2019.

Avec l’incroyable diversification des modèles de vélo (VAE, cargo, longtail, vélos adaptés), tous ces trajets motorisés s’envisagent maintenant à biclou. En selle !


Pose cette rustine Michel !

Bah maintenant il va marcher beaucoup moins bien

Et si la plus grosse crise qui puisse vous arriver à vélo, c’était de le voir sale ? Plein de boue, la chaîne qui gratte, les freins qui couinent…

L’automne s’est installé, winter is coming : on vous conseille de nettoyer votre vélo toutes les deux semaines environ. Et tous les mois, on peut lui faire un nettoyage en profondeur !

Moins vous le nettoyez, plus c’est compliqué de le faire mais surtout, plus vos pièces et votre vélo s’abîment. Suivez le guide :

  1. Commencez par nettoyer votre transmission.  Retirez la saleté des plateaux avec une brosse puis mettez du dégraissant sur la chaîne et les autres éléments de la transmission. On attend que le produit fasse effet et on rince à l’eau chaude ! (Pas de dégraissant à la maison ? Eau chaude et liquide vaisselle sont vos amis !)
  2. Retirez ensuite la saleté sur le vélo Avec une éponge et de l’eau savonneuse, on s’occupe du cadre, du guidon, des roues, des pneus et de la selle de votre vélo. Ca vous paraît complètement absurde de nettoyer vos roues ? Et pourtant, geste ultra facile qui prend 1,72 secondes environ et qui évitera de creuser la jante à cause des saletés.
  3. Séchez les composants.  Faîtes vous un café en attendant.
  4. Lubrifiez ensuite la chaîne. Une petite goutte sur chaque maillon puis faites tourner les manivelles et changez les vitesses pour répartir le produit sur les plateaux et les pignons de la cassette.
  5. Regardez-vous dans le miroir et soyez fier de vousT’es le meilleur Michel. Tu l’as fait tout seul. Ton vélo est nickel, il brille comme jaja et tu sais un peu mieux comment il fonctionne maintenant. T’es un cycliste qui déchire.

Voilà en très résumé ce qu’il faut faire.

Mais en nettoyage, il faut aussi savoir ce qu’il ne faut pas faire

  • On ne met surtout pas de graisse ou de lubrifiant sur des freins à disque ou des patins (sinon vous êtes bons pour les changer)
  • On n’asperge pas de lubrifiant comme un sourd non plus, on lubrifie avec parcimonie
  • On n’oublie pas de sécher la chaîne, sinon rouille garantie ! On utilise un chiffon, pas un sèche cheveux…
  • On ne laisse pas une chaîne nettoyée sans lubrifiant
  • On ne lubrifie pas la chaîne avec de la graisse : utilisez de l’huile, comme pour les frites ! L’huile de Téflon est idéale
  • On évite de faire ça à mains nues : on met des gants
  • On n’oublie pas de protéger le sol, ça tâche salement (vous l’avez ? …)
  • On ne se lance pas sans avoir lu notre article complet sur le sujet

Allez haut les cœurs, c’est bientôt l’été (pas du tout) !


Coucou c’est nous👋

Aujourd’hui, on vous présente Lancelot ! 2 455 réparations au compteur, dans le réseau Cyclofix depuis 2020. On ne sait pas ce qui est le plus grand : son sourire ou son talent de réparateur.

#1 C’est quoi ton quotidien de réparateur ?

Une journée type pour moi commence par deux œufs sur du pain et une pinte de café en acceptant les courses de la matinée. Je passe au stock dans le Marais pour récupérer les dernières pièces détachées nécessaires, puis c’est parti pour les grands tours dans Paris en cargo ! Entre deux réparations ça rue dans les brancards au feu rouge, et quand ça roule tout m’intéresse j’ai les yeux grands ouverts, j’ai l’impression de vivre ma ville d’une façon différente. Les expériences auprès des clients sont toutes assez différentes. Le but pour moi est de donner à la personne le sentiment de sécurité et de confort maximal lorsqu’il roule. Ça m’apporte une grande fierté. En plus de ça j’ai l’impression de découvrir de nouvelles personnes tous les jours.

#2 C’est quoi le vélo pour toi ?

Le vélo pour moi c’est ce que l’homme a inventé de plus accessible pour pouvoir se déplacer de manière rapide, fiable et indépendante d’un endroit à un autre. Notre manière à nous de survoler, voyager dans le temps ! C’est donc mon moyen de locomotion préféré, surtout en voyage. Mon vélo me permet de découvrir ce que je ne connaissais pas.

#3 Tu roules avec quoi ?

J’ai deux vélos, un VTT Trek XCaliber 7 pour la ville, les voyages, les chemins quand je suis en voyage-bivouac ; et un cargo à assistance électrique Omnium Mini-Max pour le travail. Ce dernier avec sa longueur optimisée sert clairement d’utilitaire, tout en étant assez léger et fin pour passer des portes, escaliers et halls exiguës (comme chez moi par exemple !).


Merci d’avoir lu cette édition de Rustine. On vous donne rendez-vous dans 2 semaines pour la prochaine ! 💌

À très vite,
Clément et toute l’équipe Cyclofix

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